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Victor-Hugo Espinosa (Air Paca), présente le dispositif l'Air et moi

Aider enseignants, éducateurs, animateurs socio-culturels et même parents à sensibiliser les enfants à la qualité de l'air : c'est ce que propose le dispositif l'Air et moi. Ce projet porté par l'association Air Paca, permet d'accéder gratuitement à des supports pédagogiques en ligne pour aborder avec les CM1, CM2 et 6ème les problématiques liées à la pollution atmosphérique. Rencontre avec Victor-Hugo Espinosa, créateur du programme, administrateur d'Air Paca et fondateur d'Eco Forum à Marseille.  

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www.lairetmoi.org

INTERVIEWS SONORES - Pédagogie Freinet : à l' école de la liberté - Partie 1

Les 66 élèves de l’école Freinet de Vence (Alpes-maritimes) sont formés à « l’éducation au travail », selon le titre de l’ouvrage écrit par Célestin Freinet lui-même. C'est d'ailleurs dans cet établissement que cette figure des pédagogies « alternatives » a mis au point sa méthode, dès 1936. Durant une journée complète, nous sommes allés à la rencontre de ces jeunes pour tenter de comprendre les tenants et les aboutissants de cette autre façon d'apprendre, résolument tournée vers la nature. Voici deux premiers entretiens sonores réalisés en compagnie de Celia, Lina et de Chade, jeunes élèves « freinésiens ». 

Retrouvez notre reportage sur l'école Freinet de Vence dans le dernier numéro de Provence Durable

 

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Sur le site de l'institut Freinet de Vence.

VIDEO - Conférence de Jean-Louis Etienne à Mazan (84) : résumé en images

Plus de 600 personnes sont venues écouter Jean-Louis Etienne parler des enjeux climatiques et de la biodiversité, à Mazan (84), le 10 mars dernier. Aux côtés du célèbre médecin-explorateur, les spécialistes du Groupe Régional d'Experts sur le Climat (GREC) en PACA (le géographe Wolgang Cramer et la sociologue Marie Jacqué), Claude Holyst, directeur de l'Agence Régionale pour l'Environnement de PACA (ARPE) et l'écrivain-paysan André Bucher, ont pu chacun apporter leurs expertises et leurs témoignages au sujet des changements climatiques, aussi bien à l'échelle globale que régionale.

Retrouvez, dès la semaine prochaine, sur notre site, les vidéos de l'intégralité des conférences

Conférence de Jean-Louis Etienne à Mazan... par provence-durable

Avis du Cese sur le traité transatlantique : une saisine gouvernementale qui pose question

Par France Nature Environnement

Saisi par le gouvernement, le CESE adopte ce jour un avis sur le traité transatlantique/PTCI.  Les organisations membres du groupe environnement et nature* considèrent que le gouvernement aurait dû saisir la 3ème institution de la République sur la pertinence même de ce traité au lieu de le solliciter sur sa possible amélioration ou ses effets néfastes.

Les organisations du groupe environnement et nature se sont abstenues à la quasi unanimité sur cet avis, qui, bien que de qualité,  ne peut éluder la question démocratique liée à ce processus. Comment la société civile pourrait-elle se positionner avec clairvoyance sur un projet dont la procédure est aussi opaque ?

Des conditions de négociation totalement opaques

Elles demandent l’arrêt immédiat des négociations dont la méthode est calamiteuse et les bénéfices attendus plus qu’hasardeux. Les gouvernements nationaux et les députés européens n’ont pas accès à l’ensemble des éléments de négociations mais uniquement à quelques bouts de documents. La société civile est quant à elle totalement exclue des négociations et absolument pas entendue, malgré une pétition signée par plus de 3 millions de personnes appelant les institutions de l’Union européenne et de ses pays membres à arrêter les négociations avec les Etats-Unis.

Un accord dangereux 

Au-delà ce processus gangréné, c’est l’objet même du TAFTA que nos organisations rejettent, au côté de la société civile. Ce projet a été lancé sans tenir compte des enjeux mondiaux que sont les objectifs du développement durable pour répondre aux inégalités mondiales et à la demande de bien-être des populations, la lutte contre le réchauffement climatique ou encore la préservation de la biodiversité. Tout laisse à penser que ce traité subordonnerait les enjeux de démocratie à ceux du libre-échange mais qu’il serait aussi contraire aux intérêts économiques européens notamment pour le secteur agricole et les PME.

La mise en place de mécanismes d’arbitrages privés qui permettraient aux grandes multinationales de faire condamner les Etats qui prendraient des mesures sociales ou environnementales contraire à leurs intérêts est inacceptable. Le développement de la coopération règlementaire afin de faire converger les législations européennes et américaines a de forte de chance de conduire à un nivellement par le bas des réglementations sociales et environnementales. L’alimentation, la santé, la culture, l’éducation, la biodiversité sont des biens communs que ce traité ne devrait en aucun cas pouvoir hypothéquer. 

Il est temps de mettre un terme à la schizophrénie consistant à signer les accords de Paris pour une limitation du réchauffement climatique à + 2°C d’une main et à négocier l’accord climaticide que constituerait le PTCI de l’autre. 

Fondation pour la Nature et l'Homme, France Nature Environnement, Humanité et Biodiversité, Les Amis de la terre France, Ligue pour la protection des oiseaux, Réseau action climat France, Surfrider Foundation Europe

Plus d'infos :

www.fne.asso.fr

Accès à l'eau potable : un enjeu important, largement sous-estimé

 
Six Français sur 10 se disent mal informés sur la question de l'accès à l'eau potable alors qu'ils sont 95% à la juger essentielle.  En moyenne, les personnes interrogées sous-estiment les ravages de l'eau insalubre et pensent n'utiliser que 50 litres d'eau par jour contre 200 en réalité.
 
A l'occasion de la Journée Mondiale de l'Eau ce mardi 22 mars, SOLIDARITÉS INTERNATIONAL rappelle que 2,6 millions de personnes (dont 1,8 million d'enfants) meurent encore chaque année de maladies liées à l'eau insalubre, soit une personne toutes les 10 secondes, comme le révèle son nouveau spot.
Une réalité largement ignorée, comme l'indiquent les résultats du sondage Odoxa 2016 pour SOLIDARITÉS INTERNATIONAL, réalisés dans le cadre de son Baromètre de l'eau 2016. Une publication qui dresse, après une année décisive pour l'eau et avec l'appui de nombreux experts, un état des lieux de l'accès à cette ressource vitale au centre de tous les combats dont l'Humanité doit s'emparer pour assurer sa propre survie et son développement. 
Sondage Odoxa à l'appui, SOLIDARITÉS INTERNATIONAL révèle une double sous-estimation de la part des Français : celle de leur propre consommation d'eau potable et celle de l'hécatombe causée par l'eau insalubre.

>Un fléau encore largement sous-estimé
Quasiment tous les Français (95%) considèrent que l'accès à l'eau potable est un enjeu important, mais se disent mal informés (57%) et appréhendent mal l'ampleur du problème.
Difficile, pour nous qui avons l'eau courante depuis des décennies, d'imaginer que ce fléau silencieux et invisible cause plus de décès que les guerres, les catastrophes naturelles ou le sida.

>La forte inégalité d'accès à cette ressource vitale n'est pas perçue non plus
Nos concitoyens sous-estiment très fortement leur propre quantité d'eau potable consommée. Le volume moyen estimé est de 51 litres, soit quatre fois moins que le volume réel consommé (200 litres). Un quart des Français cite même « moins de 10 litres ».
Les chiffres sur la faible quantité d'eau potable à laquelle l'Afrique Subsaharienne par exemple  a accès (15 litres par jour et par personne) sont moins parlants lorsqu'on évalue aussi mal sa propre consommation.

L'intégralité du sondage, commenté par Jean-Yves Troy, DG de SOLIDARITÉS INTERNATIONAL & Céline Bracq, DG de l'institut de sondage Odoxa, dans le Baromètre de l'eau 2016.

Pour appuyer sa prise de parole et mettre en image les résultats de ce sondage, SOLIDARITÉS INTERNATIONAL diffuse un spot réalisé par l'agence ici Barbès, qui a pris le parti d'un film d'une sobriété absolue. Un simple goutte à goutte évoque le peu d'égard de nos sociétés vis à vis de cette ressource pourtant vitale pour des milliards d'êtres humains, tout en égrainant l'hécatombe provoquée par son absence.

2,6 millions de personnes meurent encore de l'eau insalubre
Alors même que l'accès à l'eau potable est un droit humain depuis 2010 et que des avancées notables ont été constatées tant pour l'accès à l'eau potable que contre les maladies liées à l'eau depuis 15 ans, boire est encore une action mortelle pour des millions de personnes à travers le monde.

> Près de la moitié de l'humanité boit chaque jour de l'eau dangereuse pour sa santé. 
> 2,4 milliards manquent toujours de toilettes.  
> Résultat : 2,6 millions de personnes meurent encore du fléau de l'eau insalubre.
> 40% des écoles et des établissements de santé dans les pays en développement ne disposent pas d'installations de base pour l'eau, l'hygiène et l'assainissement, alors que 50% des risques de diarrhées qui tuent chaque jour 1000 enfants de moins de 5 ans pourraient être évités grâce au seul lavage des mains à l'eau et au savon.

Des chiffres à retrouver dans leur intégralité dans le Baromètre de l'eau 2016 qui traduisent combien l'accès à l'eau et à l'assainissement constituent une urgence humanitaire.

L'accès à l'eau potable pour tous en 2030 : rêve ou réalité ?
Année particulièrement dense pour l'eau (vote des Objectifs de Développement  Durable aux Nations unies, Forum Mondial de l'Eau, COP 21…), 2015 a permis de mettre en lumière et de prendre en compte l'importance de la ressource et de son accès pour les populations les plus vulnérables. ‘'Mais le combat ne doit pas s'arrêter là, indique Alain Boinet, fondateur de SOLIDARITÉS INTERNATIONAL.  Il nécessite une mobilisation de tous les instants dès cette année 2016 afin que l'accès universel à l'eau devienne une réalité pour tous d'ici 2030 comme le prévoient les ODD''.
 
>Des experts connus et reconnus associés au baromètre de l'eau 2016
Pour commenter les avancées de l'accès à l'eau potable pour tous, ainsi que les défis et les obstacles qui restent à surmonter, SOLIDARITÉS INTERNATIONAL s'est entourée des plus grands spécialistes de l'eau : de Brice Lalonde, ancien ministre de l'environnement qui signe l'édito de cette édition 2016 au géographe David Blanchon, en passant par Gérard Payen, ancien conseiller pour l'eau du secrétaire général des Nations Unies, Guillaume Le Loup, docteur en médecine et infectiologue ou Matt Damon de l'association water.org. Sans oublier ses experts humanitaires et ses partenaires (fondation d'entreprises, Think Tank, collectivités et agences de l'eau…)

Autant de parties prenantes dans notre combat pour l'accès à l'eau et à l'assainissement pour tous, qui ont contribué à ce ‘'Baromètre de l'Eau de l'hygiène et de l'assainissement'', afin que le grand public se sente concerné par ce grand enjeu source de vie et de développement mais aussi de conflits, de pauvreté, de maladies et de mortalité.

>Téléchargez le Baromètre 2016 de l'eau, de l'hygiène et de l'assainissement
>Consultez-le en ligne sur : barometre-eau.solidarites.org

>Regardez le film réalisé par Ici Barbès à l'occasion de la Journée Mondiale de l'Eau
>Visionnez la vidéo Les Nouveaux Porteurs d'Eau

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Record de douceur hivernale : La faune sauvage fait face aux changements climatiques

Par la LPO

Les spécialistes du climat considèrent que le printemps a commencé le… 21 février ! De fait, en ce premier jour de printemps calendaire, le bilan climatique hivernal est sans équivoque : avec 7,9° C de température nationale moyenne, l’hiver dépasse de 2,3°C la normale saisonnière. Selon les données de MétéoNews, c'est l'hiver le plus chaud observé en France depuis les premiers relevés météo en 1900. Comment la faune réagit elle à ce phénomène exceptionnel ?

La notion de biodiversité englobe les interactions entre les organismes et leur milieu, leur nourriture : le démarrage d’activité trop précoce en fin d’hiver est complexe ; une désynchronisation des écosystèmes peut conduire à la disparition d’une espèce. Indicateurs de 1er ordre du changement climatique, les oiseaux ont présenté des comportements inhabituels cet hiver. Généralement annonciateurs du printemps, les chants de certaines espèces sont pourtant parvenus à nos oreilles très en avance. C’est le cas des mésanges charbonnière et bleue, de la grive musicienne, du pouillot véloce, de la fauvette à tête noire et même du pinson des arbres et du merle noir, dont les premières nichées ont eu lieu début mars alors qu’elles s’effectuent en avril théoriquement.

Variation de températures, pics de bourgeonnements, des impacts déjà visibles sur l’avifaune 

Évolution des phénomènes migratoires

Il est possible que la douceur hivernale en Europe de l’ouest ait incité nombre de canards hivernants à stationner plus au nord sans avoir à descendre jusqu’en France, qui servait jusqu’alors de refuge climatique. A contrario, un nombre important d’hirondelles rustiques ont hiverné en France cet hiver, au lieu de le passer en Afrique. Ce phénomène encore imperceptible l’an passé, semble s’être particulièrement accentué ces derniers mois. C’est du moins ce que constate Philippe-Jacques Dubois, spécialiste de l’avifaune et du changement climatique au travers des données collectées par le programme de sciences participatives Visio Nature.

Modification des aires de répartition, des interactions entre espèces

Pour Frédéric Jiguet du MNHN,  lors des hivers doux, on observe une distinction notoire entre oiseaux migrateurs et oiseaux sédentaires. Ceux restés sur place (merles, mésanges, troglodytes …) sont plus nombreux : ils ont bénéficié d’un pic de nourriture lors de l’éveil de la végétation et la reproduction a débuté plus tôt. De plus, les espèces thermophiles (qui aiment la chaleur) sont avantagées par l’hiver doux qui augmente leur survie hivernale et donc leurs effectifs.

Les oiseaux migrateurs en provenance d’Afrique vont devoir faire face à une compétitivité accrue, fragilisant l’équilibre entre ces deux communautés. Le coucou est un exemple emblématique de ces modifications : lorsqu’il revient de migration, les oiseaux sédentaires qu’il est censé parasiter, ont déjà pondu. Du coup, il est contraint de se reporter sur d’autres espèces qui arrivent en même temps que lui : pouillot, rousserolles… qui le démasquent très vite.

Impact sur la reproduction, stratégie de parasitisme évitée, changement de stratégie de migration à moindre distance sont autant d’indicateurs qui impactent les communautés d’espèces avifaunes.

Des insectes aux mammifères, toute la biodiversité est concernée par le réchauffement, même si beaucoup d’incertitudes subsistent

La douceur de l’hiver n’a pas impacté négativement les trop rares ours des Pyrénées, bien au contraire : sortis d’hibernation précocement, ils ont profité d’une forte disponibilité de leur alimentation. En revanche, une désynchronisation néfaste a été observée chez les chauves-souris. Pierre Rigaux du SEFPM souligne ainsi qu’une plus forte activité hivernale en dehors des grottes a été notée, notamment chez les pipistrelles. Or, une chauve-souris éveillée doit manger : les conséquences de cette activité inhabituelle consommatrice d’énergie sur la future reproduction des chauves-souris ne sont pas encore connues.

Pierre Zagatti, de l’OPIE, est bien placé pour savoir qu’elles auront des difficultés à s’alimenter, leur régime étant constitué d’insectes. Favorables au développement des micros organismes qui perturbe leur cycle de développement, les insectes pourraient être en grande majorité victimes de cet hiver doux. En hiver, les insectes sont généralement au stade de développement œuf ou nymphe. Si l'hiver est trop doux et humide, ces stades immobiles sont davantage victimes de microorganismes pathogènes (champignons notamment).

D’autres effets collatéraux pourraient être observés : la reproduction des petits rongeurs forestiers (mulots, campagnol roussâtre) est dépendante de la fructification des arbres. Qu’en sera-t-il cette année ? Les campagnols de montagne ont quant à eux besoin de l’effet tampon de la couche neigeuse qui les préserve lors des vagues de froid soudaines.

Qu’en sera-t-il de leur survie et de leur reproduction ?

La douceur relative et le raccourcissement de l’hiver, associés aux activités humaines, peuvent contribuer à un phénomène de désynchronisation néfaste. L’exemple de la tortue d’Hermann est éloquent. Pour Sébastien Caron de la SOPTOM, un hiver doux peut induire une sortie précoce d'hibernation en février ainsi que des réveils hivernaux demandant aux animaux de puiser davantage dans leurs ressources/réserves corporelles.  La loi autorisant le débroussaillement en milieu naturel entre novembre et fin février, période durant laquelle la tortue est normalement enterrée, une sortie précoce peut également provoquer des risques accrus de blessures/mortalité. 

Des conséquences principalement négatives

Cet hiver doux à surtout des effets ambivalents voire négatifs : le printemps nous confirmera ou nuancera les impacts qui sont pressentis par les spécialistes. Ce qui est certain en revanche, c’est qu’une modification du comportement d’une espèce, à priori bénéfique à court terme, entraîne un effet papillon sur les autres composantes de son écosystème. Les conséquences d’un hiver doux imprévisible est susceptible de déséquilibrer l’ensemble des écosystèmes qui inter agissent.

Dans la même veine, on a vu des cerisiers qui fleurissaient sans une abeille sauvage pour les féconder, déjà ou pas encore sorties ! Même dans les cas les plus simples, on peut observer des désynchronisations malsaines : une chenille par exemple se nourrit d'une plante abondante dans son milieu ; on peut penser que c'est une situation stable dans le temps. L'expérience montre qu'en fait la toute jeune chenille ne peut se nourrir que des toutes jeunes feuilles, avant que la plante n'ait eu le temps de synthétiser des composés toxiques comme les polyphénols. En grandissant, le métabolisme de la chenille "apprend" à détoxifier ces composés. Dans le cas où les cycles sont déréglés et que la plante à débourré bien avant l'éclosion des jeunes chenilles, et bien l'insecte ne plus se nourrir, la plante nourricière est devenue toxique…

Le nœud du problème est la régulation des cycles saisonniers chez les êtres vivants dans nos zones à hiver marqué.Parfois bénéficiaires mais souvent victimes, les espèces sont directement impactées par le réchauffement climatique. Nous commençons tout juste à en mesurer les effets…

Plus d'infos :

www.lpo.fr

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