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LA BIO, UN "BUSINESS" COMME LES AUTRES ?, Provence Durable - n°3 - printemps2015

3,50 €

Sommaire: 

 Au sommaire de ce numéro :

  • Échos d'ici et d'ailleurs
  • La vie du réseau
  • Controverse - Pour ou contre la consommation de viande
  • Un temps avec.........François Veillerette « « L’agronomie plutôt que la chimie »
  • Dossier : LA BIO, UN « BUSINESS » COMME LES AUTRES ?
  • Vagabondages..........Fréjus : à la recherche de l’écologie patriote ; Pour un barrage sur les Vachères
  • Initiatives.............: Ouvrier agricole une voie de réinsertion ? La lecture à la page de la coopération internationale ; Faire rimer placements financiers et solidarité ; Créer en toute liberté
  • Portrait de militant : Habib S. Kaaniche : artisan du vivre ensemble
  • Territoires.........................................Et au milieu coule le fleuve Var
  • Société............... Le baby-blues
  • En pratique............ Réussir son compost
  • À faire cette saison .....À table - Au jardin - Au foyer
  • Lumières..........Pierre Rabhi, André Bucher et Jean-Claude Pierre : « Autour de la Transition »
  • Carnet de balade..................Baronnies provençales : le maître des lieux
  • Éco-Club............ Rubrique d'expression citoyenne
  • Arts & Culture
  • Sur la toile
  • Sortons !
  • Carnet d’adresses

Édito: 

Du bio, du bon ?

Selon le récent Baromètre de l’Agence bio, le marché français des produits bio a progressé de 10 % l’an passé, pour atteindre environ 5 milliards d’euros. Et il devrait pousser à 6,7 milliards en 2018, soit 3,7 % du marché alimentaire. Une niche, la bio ? Plus tout à fait.
La clientèle va désormais bien au-delà des cercles militants. 88 % des Français en consomment au moins une fois par mois. Si en 2003, ils étaient 46 % à ne jamais en acheter, ils ne sont plus que 12 % de non convertis à présent. Et 92 % des consommateurs affirment avoir l’intention de maintenir, voire d’augmenter les achats bio - malgré la crise - dans les mois à venir. Preuve de l’engouement, la grande distribution a investi massivement. Elle représente désormais 44 % du marché, soit plus que les opérateurs historiques (Biocoop, Naturalia, mais aussi La Vie Claire ou Bio c’Bon), qui totalisent 33 % des ventes. Et même les hard-discounters, comme Lidl ou Leader Price, s’y sont mis allègrement. Tout comme de nombreux industriels qui n’avaient pas forcément une culture bio de longue date. Résultat : une démocratisation du bio, mais aussi l’apparition d’un véritable « bio-business », qui laisse planer le risque de dérive sur la filière.

Actualités

Usine des 1000 vaches : du lait concentré

Tandis que la justice poursuit ceux qui s’opposent à la ferme des Mille Vaches, son propriétaire déclare sans sourciller qu’il a dépassé de plusieurs centaines de vaches le cheptel autorisé. Il est temps de remettre les pendules à l’heure.

Par France Nature Environnement

1000 vaches : ce n’est pas de l’élevage, c’est de l’industrie

Dans un élevage digne de ce nom, les vaches sont nourries d’abord par le pâturage. Dans l’usine des Mille Vaches, elles sont transformées en machines à produire de la bouse pour la méthanisation et accessoirement du lait. Elles ne sortiront jamais en pâture. Leur alimentation provient en grande majorité de l’extérieur de l’exploitation, notamment sous forme de soja OGM. Comme le bénéfice recherché concerne en priorité la vente du méthane, le prix du lait va être tiré vers le bas et donc faire disparaitre les petits et moyens élevages. Ce modèle désastreux sur le plan social va à l’encontre de toutes les exigences environnementales malgré la mise en avant des bilans d’azote ou de carbone faussement positifs.

Pour Patrick Thiery, président de Picardie Nature : « Dans le département de la Somme, l’élevage bovin a toujours été en lien avec le sol. Les paysages ainsi façonnés constituent un atout pour le futur parc naturel régional de Picardie Maritime. Un process industriel d’élevage ne doit pas s’y développer. »

Pour Jean-Claude Bévillard, en charge des questions agricoles : « L’industrialisation de l’élevage n'est en aucun cas une solution pour lutter contre le changement climatique. FNE est déterminée à agir en justice, pour contraindre les financiers qui détiennent cette installation au respect de la loi et de l’intérêt général. » 

L’industrialisation : un problème pour tous les élevages

La ferme des 1000 vaches pose le problème de la financiarisation et de l’industrialisation de l’élevage qui déshumanise le métier d’agriculteur en détruisant le lien au sol et à l’animal. Le débat ne s’arrête pas à l’élevage laitier. C’est bien une large partie de l’élevage français qui doit prendre un virage pour améliorer véritablement son impact environnemental et le bien-être animal. 

Pour Denez l’Hostis, président de FNE, « L’élevage français a besoin d’un projet qui se rattache véritablement aux territoires, valorisant, au travers de l’agro-écologie, les services rendus et intégrant un véritable respect du bien-être animal »

 

Carlo Petrini : « Libérer la gastronomie d'un modèle élitiste »

C'est en dégustant de délicieux mets italiens que nous avons rencontré Carlo Petrini. Logique ! Le fondateur du mouvement Slow Food présentait, mardi, son dernier ouvrage, Libérez le Goût (Éditions Libre & Solidaire), dans le 5ème arrondissement de Paris, au restaurant Bocca Rossa. Pour le penseur italien la gastronomie n'est pas seulement une histoire de recettes : c'est une démarche globale consistant aussi à produire des denrées en respectant l'environnement, la terre et de la dignité des paysans. Interview sonore. 

Retrouvez le mouvement Slow Food dans le prochain numéro hors-série de Bretagne Durable, consacré à la "gourmandise". Et allez plus loin sur le sujet de l'alimentation en lisant le dossier de notre dernier numéro sur le "bio-business" : toujours en kiosque ou disponible en version numérique

 

Carlo Petrini, Libérez le goût, Editions Libre & Solidaire, 2015, 256p., 14,90 euros

Plus d'infos sur :

www.slowfood.fr

libreetsolidaire.blogspot.fr

4 ans de paniers bio pour l'Amap de Nyons

Légumes, fruits, viandes, oeufs, fromages, lait... Autant de denrées alimentaires biologiques dont peuvent bénéficier les adhérents de l'Association pour le maintient d'une agriculture paysanne (Amap) de Nyons. Depuis 4 ans, la structure met en relation familles et producteurs soucieux de l'environnement. Provence Durable a rencontré l'un de ses représentants, Nicolas Thévenot, à la Foire éco-biologique de Nyons, organisée par le Centre pour l’Environnement et le Développement des Énergies Renouvelables (Ceder) le weekend dernier.

Plus d'infos :

www.amapdenyons.jimdo.com

 

Stéphane Gabinel : "Il faut être bio ouvert"

Stéphane Gabinel est d'abord un amoureux du terroir, du Ventoux particulèrement. Sur trois générations d'agriculteurs sur les terres familiales, lui a fait  en 1996 le choix rationnel de l'agriculture bio sur près de 71ha. Rencontre avec ce professionnel pour qui le bio est "'un opportunisme de marché" mais "surement pas un opportunisme financier". 

Retrouvez le portrait de Stéphane Gabinel dans le dernier numéro de Provence Durable et aller plus loin sur le sujet en lisant notre dossier sur le"bio-businness"

 

Des montagnes et des hommes

Provence Durable a lu La Montagne de la dernière chance, huitième roman de l'écrivain-paysan André Bucher. Les existences cabossées y côtoient une nature aussi fascinante que malmenée...  

Geffray est un petit délinquant des villes amené à rejoindre les grands espaces pour changer d’atmosphère. Il part travailler aux côté de Louis et Pauline, paysans. Endettés, ces derniers sont contraints de vendre leur ferme à Georges, un entrepreneur animé par des desseins grandioses pour qui Louis et Geffray vont devoir travailler.

Une montagne vivante 

Le huitième roman de l’écrivain-paysan André Bucher débute dans l’enfermement d’une cellule pour vite s’ouvrir sur les étendues libératrices de la Haute-Provence. L’auteur, dans une langue riche et poétique, orchestre l’eau, le ciel et les montagnes, les rendant vivants dans un esprit parfois proche des descriptions de Jean Giono. La nature est ici un personnage à part entière, silencieux mais bien vivant, qui accompagne les trajectoires des protagonistes à la poursuite de leur dernière chance. Tous s’affairent autour d’un canyon que Georges, mû par un désir obsessionnel, souhaite remodeler. La référence à Moby Dick de Melville poursuivra le lecteur durant toute la le livre. Une fois encore, André Bucher « transcende le réel » et tente – par une langue imagée - « d’améliorer la vie ». Il crée par les mots des tableaux contrastés dans lesquels transparaît un paysage rude et millénaire confronté aux existences fugaces et parfois cabossées des hommes. 

La montagne de la dernière chance, A. Bucher, Le Mot et le reste, janvier 2015, 152 pages, 15 euros

Retrouvez André Bucher sur son blog

Provence Durable sur les ondes de RCF

Julien Dézécot, Directeur de publication de Provence Durable était l'invité de RCF pour présenter le dernier numéro de Provence Durable. Il a notamment évoqué le dossier centrale du magazine : le bio business. 

Commandez ici le dernier numéro de Provence Durable !

 

OGM et Roundup : « Nos découvertes sont alarmantes », Gilles-Eric Séralini

A l'occasion de la venue de Gilles-Eric Séralini samedi 9 mai, dans le cadre du salon Naturavignon, nous publions une partie de l'interview du célèbre professeur de biologie moléculaire réalisée par nos partenaires de Bretagne Durable. 

Retrouvez la totalité de cette interview en page 12 du numéro 7 de notre partenaire Bretagne Durable Magazine !

 

OGM et Roundup : « Nos découvertes sont alarmantes »

 

On ne présente plus Gilles-Eric Séralini. Ce professeur de biologie moléculaire à l'université de Caen a notamment publié une étude qui a fait grand bruit, en octobre 2013. Ses travaux mettent en évidence le développement de pathologies « graves » chez les rats, après plusieurs mois d'ingestion de maïs OGM ou du principal herbicide du monde, retrouvé dans nos cours d'eau, sous forme de résidus de Roundup. Alarmants, ces résultats remettent en cause certaines politiques sanitaires et environnementales. 

 

Depuis la sortie de votre étude sur les effets des OGM, vous êtes considéré comme l'expert indépendant le plus (imp)pertinent, pour parler des organismes génétiquement modifiés. Depuis quand travaillez-vous sur les OGM?

Depuis le début de ma carrière de professeur d’Université en fait, je les enseigne dès 1991. A l'époque, je m'intéressais aux OGM de laboratoire, qui nous permettaient de comprendre les gènes. J'étais « OGMophile », comme tous les scientifiques. Ces OGM nous ont notamment permis de générer les premiers médicaments de synthèse. A mon sens, ils n'auraient jamais dû sortir des laboratoires, compte tenu des conséquences observées lors de mes récentes études.

Comment en sommes-nous arrivés à manger des produits OGM que vous jugez dangereux pour la santé ?

Les premiers OGM sortis des laboratoires, dès 1986, sont des plantes agricoles. Leur modification génétique les rend tolérantes à un herbicide – qui détruit les « mauvaises herbes » - ou leur permet de produire leur propre insecticide, pour détruire un insecte ravageur. Nous parlons alors de soja au Roundup par exemple, qui est tolérant à ce pesticide. Elles s’imprègnent donc de grandes quantités de Roundup sans le détruire !Les principales plantes transgéniques agricoles sont aujourd'hui le soja d’abord (plus de 60%), le maïs, et les deux moins alimentaires : le coton et le colza. Plus de 100 000 millions d'hectares sont cultivés de par le monde. Je me suis rendu compte avec stupéfaction, dès 1992, que le principe de fonctionnement de ces OGM agricoles permettrait d'accroître l'utilisation de pesticides !

Le problème : les firmes qui développent ces pesticides sont les mêmes que celles qui produisent les plantes OGM qui les tolèrent !. Du coup, pour intensifier leurs ventes, ces firmes ont tout intérêt à éviter d’étudier les effets sur la santé de leurs produits. C'est ce que j'ai voulu démontrer dans mon étude.

Comment vous y êtes-vous pris ? Dans un tel contexte, vos conditions de recherches devaient être exceptionnelles...

En elle-même, cette expérience constitue une première absolue. Elle s'est déroulée dans le plus grand secret durant 5 ans. Outre les collaborateurs principaux, tout le reste du personnel ne savait pas ce que nous testions. Rien ne devait filtrer et nous utilisions des noms de codes. Pour la première fois, une équipe indépendante a pu mener une étude in vivo longue et rigoureuse sur l'effet de substances utilisées dans l'alimentation du bétail et des hommes. Elle était faite à l’aveugle, selon les normes : l’équipe technique ne savait pas ce qu’elle testait.

Nous avons choisi de nourrir nos rats avec du maïs NK 603, tolérant au mélange herbicide le plus utilisé au monde, le Roundup, qui contient notamment le glyphosate qui n’est pas le composé le plus toxique de ce mélange (voir encadré). Ce Roundup doit être utilisé par contrat avec 80% des OGM alimentaires, qui le contiennent en quantité .Il est commercialisé par Monsanto. Ce maïs a donc été mis en culture au Canada et traité à l'herbicide Roundup. Nous travaillions en plus avec ce pesticide seul dans l’eau de boisson des rats, pour voir d’où venaient les éventuelles pathologies,, afin d’évaluer l'impact réel du produit sur le consommateur.

Nous avons pris toutes les précautions de protocoles de laboratoire classiques, elles ont été suivies la lettre. Pour être valable, notre étude ne devait présenter aucune faille.

Et pour le financement ?

Cette unique question m'a pris deux ans de travail. Comme j'ai vite compris que je n'aurais jamais les millions d'euros nécessaires pour une étude de produit déjà sur le marché - l’État ne donne jamais de crédits aussi grands et toujours en collaboration avec l'industrie – j'ai sollicité mon réseau personnel. Résultat : 50 industriels ont répondu présents et ont permis le financement à hauteur de 3,2 millions d'euros.

Finalement, vos résultats étaient-ils ceux envisagés dans vos hypothèses ?

Nos résultats ont été catastrophiques ! Après deux années d'expériences, 90 rats sur les 200 du départ seulement, ont survécu au maïs OGM et à son pesticide. Et ils étaient dans un tel état que nous avons dû les euthanasier. Les deux principaux effets relevés : des actions tumorigènes (surtout chez les femelles) et des toxicités hépatorénales fortes. Nous attribuons cela en particulier aux résidus de pesticides dans l'eau et dans le maïs transgénique cultivé au Roundup.

A présent, des études sur la reproduction à l’échelle de plusieurs générations doivent absolument être menées. Une interdiction de consommation, plus qu'un moratoire, devient indispensable. Tout comme un retrait du marché.

Que répondez-vous aux personnes qui attaquent les résultats de votre étude ?

Que cette étude a été validée en octobre 2012 quand ses résultats ont été publiés dans l'une des meilleures revues de toxicologie alimentaire du monde, Food and Chemical Toxicology. Que ces résultats ont été confirmés, lorsque cette même revue a publié un de nos articles en janvier 2013 répondant point par point à nos détracteurs.

En fait, les personnes qui se sont opposées à mon étude sont des scientifiques qui travaillent avec les agences internationales chargées de valider les autorisations de mise sur le marché des produits ou avec les industriels chargés de commercialiser les OGM agricoles ou des pesticides. Approuver mon étude reviendrait pour eux à remettre en cause 10 ans de leur travail, et révéler leurs malhonnêtetés d’évaluations, tant pour les OGM que les pesticides. Car ces agences avaient par exemple détecté des effets hépato-rénaux sur les animaux lors des 3 mois de tests avant autorisation de mise sur le marché du Roundup. Mais ces effets ont été volontairement négligés par la firme.  

Lire la suite en commandant le n°7 de Bretagne Durable. 

 

Luc Ronfard : "Plus bio que moi tu meurs"

Luc Ronfard est un entrepreneur provençal du bio. Depuis 1989, cet homme est pleinement investi dans la filière. Avec son épouse, il a monté "Lou Bio", il y a 10 ans : une biscuiterie bio basée Manosque (04). Une entreprise "au coeur du bio" qui conçoit ses produits avec des farines locales dans un bâtiment éco-conçu. Cohérent.  

 

Ouvrier agricole : un exemple de réinsertion ?

Après un parcours professionnel et personnel délicats, Hugues, Cyrille et Dora ont choisi d'intégrer un atelier de chantier d'insertion "maraîchage" afin de reprendre leur vie en main. Laurent, leur encadrant technique, passionné par la nature les accompagne dans cette démarche pendant un an. Rencontre, sur le site de l'association " Le village" à Cavaillon dans le Vaucluse.

 

En plus de son activité maraîchage, Le Village propose 3 autres ateliers de chantiers d'insertion :
 
- La briqueterie : fabrication de briques de terre compressées, réservées à la vente : la brique d'adobe est à base de terre crue locale, moulée puis séchée au soleil. La balle de riz, est un coproduit dérivé de la transformation du riz, et possède des vertus isolantes.
- Chantier de la vie quotidienne : installée dans les locaux de la maison commune, cette cuisine propose entre 30 et 70 couverts par jour ouvert à tout public, le repas est à 8 euros.
- Le bâtiment :  intervient sur des chantiers extérieurs : maçonnerie, plomberie, électricité, menuiserie, peinture, carrelage, charpente, couverture, chauffage, entretien. Depuis 2011, les techniques écoconstruction sont utilisées :  enduit en terre, brique de terre crue, toiture végétale, ossature bois, laine de bois, ouate de cellulose.

Retrouvez plus d'informations sur Le Village en page 55 du magazine Provence Durable n°3.

Vidéo - Pierre Rabhi : "Il n'y aura pas d’échappatoire"

Pierre Rabhi, Jean-Claude Pierre, André Bucher. Écrivains et militants de longue date pour le développement durable et solidaire : tous les trois étaient réunis à Mazan (84), le 12 mars dernier, pour une conférence-débat inédite organisée par Provence Durable Magazine autour de la transition. Comme promis, retrouvez, ci-dessous, la vidéo intégrale de l'intervention de Pierre Rabhi !

 

David Rachline : « Il faut construire de façon maîtrisée »

Comme en ont encore témoigné les dramatiques inondations de l'hiver dernier, la ville de Fréjus est confrontée à un grave problème d'imperméabilisation des sols. Une situation en partie liée à la pression foncière que subit le territoire. David Rachline, sénateur-maire FN de Fréjus, affirme vouloir « limiter le bétonnage » et ne plus lancer de constructions sans avoir fait « d'études d'impacts ». Toutefois, pour lui, pas question de mettre un terme à la réalisation de nouveaux bâtiments dans sa commune. Des projets importants sont d'ailleurs à l'étude, comme la rénovation du quartier des sables, secteur résidentiel et commercial en désuétude. Pour l'édile local, la ville doit remplir les exigences de l'Etat en matière de logement sociaux et doit répondre à son attractivité. Pour lui, cette nécessité de bâtir est aussi liée à « l’immigration massive ». Et non pas à « l'émigration », contrairement à ce que vous avez pu lire dans le reportage sur Fréjus paru dans le dernier numéro de Provence Durable... Vous l'aurez compris, une coquille s'est malencontreusement glissée dans votre magazine...  

Retrouvez notre reportage sur la façon dont le FN aborde à Fréjus les questions de l'écologie et du développement durable dans le dernier numéro de Provence Durable .